• Vos fruitiers en Novembre

    C'est le meilleur mois pour planter des arbres fruitiers. Le sol est facile à travailler grâce aux pluies d'automne, et il fait encore assez chaud pour que les racines puissent s'y installer avant l'hiver. Néanmoins, il est possible de planter durant tout le repos de la végétation, depuis la chute des feuilles jusqu'à l'éclosion des premiers bourgeons, lorsque l'état du sol le permet et en particulier s'il n'est pas trop détrempé à la suite d'une pluviosité excédentaire pour la saison. Même s'il gèle la nuit, on peut continuer les plantations aussi longtemps que la croûte du sol gelé superficiellement peut-être soulevée et que les racines des arbres et arbustes implantés seront placés dans une terre suffisamment ressuyée et non gelée. Lorsque les plantations ne peuvent être réalisées dès la livraison des arbres et arbustes, deux possibilités sont offertes pour conserver ces plantes en attente de leur mise en terre : les entreposer dans une remise aérée, non chauffée, mais où il ne gèle pas, leurs racines étant recouvertes de sacs légèrement humides pour éviter la dessiccation ; les enjauger en disposant leurs racines dans une tranchée, le tronc incliné et les racines recouvertes d'une terre meuble ; on peut également les placer dans cette position sur le sol et amener suffisamment de terre pour recouvrir les racines. S'il survenait de très grand froids durant cette période, on compléterait la protection des racines en disposant un lit de feuilles ou des paillassons.

    Préparation du trou de plantation

    Ne pas confondre le trou de plantation, qui est réalisé juste avant de planter, avec le travail de sol qui a été réalisé antérieurement pour améliorer l'emplacement choisi. La dimension du trou de plantation varie avec l'importance du système radiculaire de l'arbre ou de l'arbuste: celui-ci doit être à l'aise, les racines non troussées.

    Mise en place du tuteur

     
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    Le tuteur est indispensable aux jeunes arbres possédant un tronc, durant les premières années, pour éviter qu'ils ne soient secoués par le vent et permettre l'ancrage des racines dans le sol. Il est placé verticalement, dans l'alignement général de la plantation. L'extrémité des tuteurs est épointée ; on les enduit d'un produit antiseptique, goudron de Norvège, ou encore on les brûle sur une certaine hauteur, partie enterrée, pour les protéger le plus longtemps possible de la décomposition. Bien souvent, on place également un petit tuteur pour assurer l'implantation des arbustes en touffe. Les arbres palissés du type palmette seront fixés à leur armature.

    Habillage de l’arbre

    Expression qui ne convient pas au travail réalisé sur l'arbre, puisqu'il s'agit en fait de lui supprimer une partie de ses racines et par réciprocité d'équilibrer une partie de ses branches. Pour effectuer ces coupes sans risquer de casser branches ou racines, l'arbre, quand il s'agit d'un haute-tige, possédant un tronc est placé sur une sorte de chevalet maintenant branches et racines à un certain niveau du sol. Les racines brisées à l'arrachage ou au transport sont sectionnées au sécateur, le pivot, s'il existe, est supprimé ; on conserve un maximum de racines secondaires porteuses de radicelles. La partie aérienne est ensuite taillée pour rééquilibrer en fonction du système radiculaire qui a été plus ou moins réduit. Le sujet est alors prêt à être planté.

     

    Plantation proprement dite

    Si les racines sont desséchées superficiellement, les tremper quelque temps avant la plantation, dans un baquet d'eau ou mieux, dans un mélange onctueux composé pour moitié de terre argilo-siliceuse, l'autre moitié étant constituée de bouse de vache ; on ajoute à ce mélange une quantité d'eau suffisante pour faire une bouillie. Parfois, on remplace la bouse introuvable par une hormone d'enracinement(rootone, transplantone, pralinarbre...). Tout en remédiant à la dessiccation des racines qui sont trempées dans ce mélange, on assure à ces dernières une nourriture immédiatement utilisable, c'est le pralinage. Ces préparatifs étant terminés, l'arbre est présenté dans le trou, les racines bien étalées, le tuteur encastré dans les racines, sans les blesser; après s'être assuré que l'arbre est bien présenté, on place la terre par couches successives et en secouant l'arbre pour que cette terre fine et meuble s'infiltre dans les cavités existant entre les racines. Au fur et à mesure, la terre est tassée au pied mais sans excès, le niveau naturel du sol environnant étant atteint, on pratique une cuvette circulaire autour du tronc de l'arbre dans laquelle on déverse de 30 à 60 litres d'eau qui entraîneront les fines particules de terre au contact des racines. Quand il s'agit de plantations dans des endroits très ventés, il est parfois nécessaire de compléter le rôle du tuteur principal par un haubanage avec du fil de fer et des tendeurs, ou encore en enfonçant un tuteur très incliné face aux vents dominants et en l'attachant solidement à l'arbre et à son tuteur vertical. La plantation terminée, l'arbre est maintenu à son tuteur par des liens souples, car, avec le tassement du sol, l'arbre sera entraîné et il ne doit rester suspendu à son support par un lien rigide avec du vide aux racines.

    Profondeur de plantation

    En règle générale, tous les arbres fruitiers devraient être replantés à la même hauteur que dans leur pépinière d'origine. Lorsque l'on plante un arbre greffé, le greffe est bien souvent réalisée à la base et le point de greffe se traduit par un renflement dénommé bourrelet de greffe. Au moment de la plantation, ce bourrelet de greffe doit absolument être au-dessus du niveau du sol, même après le tassement, sinon la variété émettrait très rapidement des racines qui se substitueraient aux racines du porte-greffe et en contrecarrerait les effets végétatifs recherchés.

    Conseil spécifiques

     
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    Lorsqu'un arbre risque d'être exposé aux vents dominants permanents, il faut le placer de telle manière que ses meilleurs rameaux poussent du coté où le vent souffle, l'arbre est ainsi mieux équilibré. Les fraisiers seront plantés de façon que les fleurs se trouvent exposées au sud ; la floraison apparaît généralement du coté de la plante opposé au stolon la reliant à la souche mère, de sorte que l'extrémité du stolon s'éloigne du soleil. Poiriers et pommiers plantés tardivement, donc à la fin du printemps, ne doivent pas être taillés avant l'automne. Sur les sols lourds, achever les travaux occasionnant un piétinement répété du sol. Débarrasser le sol des mauvaises herbes autour des arbres et arbustes, afin qu'ils restent propres tout l'hiver et n'abritent pas d'insectes nocifs. La taille d'hiver dans ses différentes applications, lors de la taille des coursonnes, stimule généralement la croissance des productions qui auraient tendance à demeurer stagnantes ; ces tailles peuvent s'effectuer à n'importe quel moment entre la chute des feuilles, en automne, et l'éclosion des bourgeons, au printemps, sauf en période de très forte gelée et de pluies.

    Taille de formation des arbres

    Son but est de former et d'équilibrer la jeune charpente de l'arbre ; elle doit encourager la formation ou le développement de rameaux manquants ou peu vigoureux, alors que ceux qui sont inutiles ou font double emploi sont supprimés pour nettoyer la charpente. Les premières années, il faut supprimer les branches formant un angle trop étroit avec le tronc ; leur assise manque de solidité et elles casseront facilement sous le poids des fructifications à venir. Pour provoquer la naissance d'un rameau dans la direction où l'on observe des vides, il faut tailler le rameau porteur au-dessus d'un bourgeon qui regarde dans cette direction et l'aider à s'installer.

    Cassissiers

    Dans les buissons déjà établis, supprimer du vieux bois au profit des nouvelles pousses en dégageant le centre de la touffe pour former une sorte de gobelet où l'air et la lumière pénètrent mieux ; en général, cette taille n'est pas nécessaire à la fin de la première année de végétation.

    Cerisiers

    Les interventions de taille sur cette essence, ainsi que sur les pêchers et nectariniers risquent d'être trop tardives, et les plaies n'auront pas le temps de former un début de cicatrisation avant les grands froids de l'hiver. Les plaies seront donc plus sensibles aux attaques de gomme. Si l'on est obligé d'effectuer ce travail à cette époque, il faut bien aseptiser et protéger les plaies avec un produit cicatrisant (voir Pommiers  et poiriers).

    Framboisiers

    Comme il a été dit précédemment, supprimer tous les rameaux ayant porté des fruits s'il s'agit de framboisiers ordinaires, et conserver les nouvelles pousses. Pour les framboisiers remontants, les rameaux ayant porté des fruits en extrémité seront raccourcis à environ 70 cm du sol, les bourgeons portés par la partie de rameau ainsi conservée assureront la première fructification de l'année suivante. Les pousses faibles et en surnombre sont supprimées quel que soit le type de framboisier.

    Groseilliers à maquereau, groseilliers blancs et rouges

    Les branches principales de tous les groseilliers conduits en buisson seront raccourcies aux deux tiers ou à la moitié de leur longueur, les branches latérales seront taillées plus courtes, et les rameaux reconnus trop faibles, supprimés (voir Cassissiers).

    Pêchers et nectariniers

    Voir Cerisiers.

    Pommiers et poiriers

     

    Parfois, une taille d'hiver mal calculée stimule trop la croissance des coursonnes portées par les petites formes, et il en résulte des développements de rameaux peu compatibles avec la mise à fruit. Les variétés de pommiers conduits en cordon, comme Worchester Pearmain, Calville blanc, Canada blanc, seront taillées modérément, leur fructification apparaissant fréquemment à l'extrémité de rameaux plus ou moins arqués naturellement sur palmettes ou cordons. Par la suite, lorsque les arbres sont adultes et bien établis, les interventions de taille se limitent à des suppressions de bois mort ainsi que de branches dont la végétation et la direction risquent de compromettre le bon équilibre général de l'arbre. Pour les petites branches, on utilise un sécateur bien coupant ; pour les branches de plus forte section, on emploie une scie égoïne, et la plaie est ensuite parée avec un instrument bien tranchant, une serpette. On termine en badigeonnant la plaie avec un produit antiseptique et cicatrisant. Compte tenu du mode de fructification sensiblement différent entre les  poiriers et les pommiers, les poiriers demandent une taille de fructification plus sévère. Les tailles et élagages doivent précéder les applications de traitements d'hiver. Profiter de la taille pour vérifier les attaches et libérer les étranglements. Les plaies chancreuses seront grattées jusqu'aux tissus sains et badigeonnées avec une spécialité commerciale à base de cuivre. Les rameaux déformés par les colonies de pucerons lanigères seront supprimés et brûlés immédiatement; si ces suppressions sont impossibles, badigeonner les emplacements avec un pinceau trempé dans une solution à base de malathion ou de lindane. Visiter le fruitier, les fruits pouvant être consommés seront amenés dans une pièce à température normale.

    Pruniers

    Voir Cerisiers.

    Ronces, loganberries et autres hybrides

    Tailles de nettoyage et palissages doivent être achevés. Vérifier la solidité des tuteurs et fils de fer. Les remplacer par du fil plastifié s'il y a lieu.

    En zone méditerranéenne

    Continuer ce qui à été commencer précédemment (>>>voir Juillet<<<). Récolter les arbouses (Arbutus unedo). Tailler les arbres fruitiers à pepins et la vigne.

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