• Vos fruitiers en Mai

    Les risques de gelées printanières s'atténuent, seuls quelques fonds de vallée réputés gélifs peuvent encore être touchés ; partout ailleurs les températures s'élèvent, le sol se réchauffe et plus les plantes sont basses, moins elles courent de risques. L'eau est indispensable à toute la plante, une croissance vigoureuse réclame de l'eau en quantité importante. Aussi, en période de sécheresse, des arrosages compensateurs seront-ils profitables aux fruits en voie de grossissement. Pour les arbres fruitiers, il est conseillé d'arroser surtout après la floraison ; les "fraisiers" seront arrosés durant la maturation de leurs fruits.

    Estimation des arrosages

    Le volume d'arrosage devrait être calculé en fonction des pluies. Aux endroits où le sol est couvert par de la végétation, la déperdition par évapo-transpiration est estimée entre 22 et 28 litres d'eau par mètre carré tous les 10 jours, une pluie modérée mais continue durant 24 heures restitue cette même quantité d'eau. Si les pluies n'atteignent pas ce volume, il faut donc arroser afin de reconstituer l'humidité nécessaire. Mais les quantités d'eau à apporter par des arrosages ou des irrigations varient aussi selon l'importance des racines et le type de sol. Ainsi, grâce à leurs racines qui vont en profondeur chercher l'eau du sol et du sous-sol, les arbres fruitiers (compte tenu du porte-greffe) supportent mieux les périodes de sécheresse que les arbustes fruitiers aux racines moins profondes. Les sols lourds retiennent davantage l'eau que les sols légers et assurent donc aux plantes des réserves plus importantes. Les arrosages par petites quantités ne sont généralement pas bénéfiques. 10 litres au mètre carré constituent un minimum ; l'arrosage normal se situe aux environs de 25 à 90 litres par mètre carré, avec des maxima atteignant 45 à 80 litres pour certaines essences dans des périodes d'extrême sécheresse. En cas de restrictions d'eau, on arrosera une première fois fin mai - début juin pour favoriser la croissance des nouvelles pousses, une seconde fois en juillet, lorsque des fruits sont en formation.

    Incision annulaire

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    Cette intervention parfois réalisée sur les pommiers et les poiriers peut remplacer la taille des racines afin de ralentir les courants de sève sur les arbres trop vigoureux et de favoriser la formation des boutons à fruits. Sur vigne, on la pratique au niveau du courson porteur de grappes pour favoriser le grossissement de ces dernières. On peut faire l'incision annulaire sur le tronc, mais elle se pratique surtout sur les branches principales : on arrête ainsi la sève au-dessus de l'incision et il en résulte une meilleure alimentation de la branche traitée. L'opération se fait au printemps : on prélève tout autour de la branche un anneau d'écorce large de 5 à 6 cm, en incisant profondément jusqu'à l'aubier et en soulevant ensuite délicatement. La plaie est aussitôt protégée par plusieurs tours de ruban adhésif et la cicatrisation se fait assez rapidement. L'outil recommandé est le greffoir pour les branches de petit calibre et la serpette pour les plus gros rameaux. Pour que l'intervention de l'incision annulaire soit moins brutale, on peut prélever, sur l'écorce, à quelque distance l'un de l'autre, deux demi-anneaux dont seules Ies extrémités se superposent. Lorsque la vigueur d'un arbre est excessive et qu'on n'arrive pas à la maîtriser ni par la taille ni par l'incision annulaire du tronc, on peut, au cours de la période de repos de la végétation, transplanter l'arbre.

    Cassissiers

    Dès que la nouaison est satisfaisante, appliquer une fumure de 30 g de sulfate d'ammoniaque ou d'ammonitrate au m². Lutter contre les acariens en pulvérisant un acaricide (voir, ci-dessous, le traitement des pommiers), mais, attention, il s'agit en général de produits toxiques, et la dernière application doit se situer au moins 2 à 3 semaines avant la récolte (lire très attentivement le texte porté sur les emballages des spécialistes).

    Cerisiers

    Voir Poiriers et pommiers.

    Fraisiers

    Pailler le sol pour éviter que les fraises se salissent (et parfois pourrissent) au contact du sol, ou placer des collerettes de papier fort autour de chaque pied de fraisier. Contre les limaces friandes de ce fruit, disposer des appâts empoisonnés à base de méta. Pour éviter la pourriture grise des fraises, faire des pulvérisations à base de bénomyl, méthylthiophanate, dichlofluanide, alors que les premières fraises sont encore vertes et stopper les traitements quand ce stade est dépassé. Les fraisiers cultivés sur paillage plastique sont moins sujets à cette maladie.

    Framboisiers

    Les rejets malingres sont à supprimer. Désherber soigneusement ; un paillage du sol permet de conserver l'humidité ; précédemment, on aura appliqué une petite fumure de sulfate d'ammoniaque, de nitrate de chaux ou d'ammonitrate (30 g au mètre carré).

    Groseilliers blancs et rouges

    Dans le courant du mois, faire un apport de 30 g d'ammonitrate au m² pour assurer le bon développement des fruits.

    Groseilliers à maquereau

    Cet arbuste, généralement cultivé en touffe, recevra une fumure de 30 g au m² de sulfate d'ammoniaque ou bien d'ammonitrate. Préventivement contre les attaques d'oïdium, pulvériser des fongicides à base de bénomyl, dinocap ou soufre. Détruire les diverses chenilles avec des pulvérisations à base d'esters phosphoriques ou de lindane.

    Pêchers, nectariniers et cerisiers acides

    Surveiller les invasions de pucerons et acariens. Traiter préventivement avec les insecticides et acaricides (voir, ci-dessous, le traitement des pommiers). Appliquer une fumure de 20 à 40 g au mètre carré de sulfate d'ammoniaque ou de nitrate de chaux, ou encore d'ammonitrate. Lors de l'éclaircissage des pêches sur les pêchers en espalier, on éliminera les petits fruits ainsi que ceux qui sont mal formés : il est préférable d'exécuter ce travail avec des ciseaux effilés, la suppression par pincement entre le pouce et l'index étant plus délicate, car la pêche est accolée au rameau. La coursonne portant des fruits sera ainsi constituée : deux jeunes pousses à la base pour la fructification future, une jeune pousse par fruit si possible, pour une meilleure alimentation de celui-ci, une pousse terminale pour attirer la sève sur toute la longueur de la coursonne.

    Poiriers et pommiers

    Si le nombre de jeunes fruits sur l'arbre est satisfaisant, appliquer de 20 à 40 g de sulfate d'ammoniaque ou d'ammonitrate au mètre carré. Cet apport sur sol nu aidera au grossissement des fruits, tout en favorisant la formation des bourgeons fructifères pour l'année suivante. Les arbres ne portant pas de fruits ne recevront pas de fumure ; en effet, cette alimentation excédentaire leur ferait prendre trop d'extension. Eviter de faire porter trop de fruits à des arbres jeunes. Pour cela, on élimine les boutons à fleurs et on détache les petits fruits en formation, tout en respectant la couronne de feuilles les accompagnant. Tavelure des pommiers et des poiriers  Les traitements devront être poursuivis. Faire attention à l'apparition des taches sur les feuilles et surtout sur les fruits en formation et appliquer, tous les 10 ou 15 jours, une pulvérisation avec un fongicide de synthèse choisi parmi les produits déjà cités (voir>>>Mars<<<et>>>Avril<<<). Un insecte, l'anthonome, peut encore faire des dégâts sur les "pommiers" à floraison tardive (reinette du Mans); on le combattra avec une spécialité à base de lindane ou autre insecticide de synthèse (diméthoate, bromophos, phosalone, etc.), également efficaces contre pucerons et acariens (araignées rouges). Les pommiers sont particulièrement attaqués par un puceron spécifique : le puceron lanigère, qui laisse sur les rameaux des duvets blancs cireux, cotonneux, qui recouvrent le puceron proprement dit. A la suite des piqûres de cet insecte suceur de sève, les tissus réagissent en formant des sortes de boursouflures pouvant se transformer en plaies chancreuses. Traiter avec des spécialités à base de vamidothion ou de lindane. Sur les poiriers, faire attention aux attaques de tavelure ainsi qu'à l'apparition des pucerons et acariens. Traiter comme les pommiers. Utiliser la rallonge mobile du pulvérisateur pour atteindre les branches hautes.

    Pruniers

    Pour que la fructification arrive à bon terme, appliquer de 20 à 40 g de sulfate d'ammoniaque ou bien d'ammonitrate au mètre carré. Détruire les colonies de pucerons qui provoquent le recroquevillement des feuilles à l'extrémité des rameaux, pour cela, faire des pulvérisations avec les aphicides classiques : bromophos, diméthoate, malathion, etc.

    Ronces, loganberries et autres hybrides

    Pour une bonne organisation de la végétation de ces arbustes sarmenteux, il est toujours souhaitable d'éclaircir les touffes en séparant les rejets de l'année, qui assureront la récolte de l'année suivante, de ceux actuellement en cours de fructification. On y arrive en palissant les jeunes rejets vers le centre et en palissant les branches portant des fruits vers l'extérieur ; lorsque ces rameaux auront achevé de porter des fruits, il est recommandé de les supprimer sans tarder pour réserver la sève aux nouvelles pousses. Les systèmes d'attache à l'armature principale sont laissés à l'initiative et à l'imagination de chacun (raphia, crochet en fil de fer, etc.). Dans le courant du mois de mai, appliquer la même fumure que pour les framboisiers avec renforcement de la fumure azotée qui est portée à 50 g au mètre carré.

    Vigne

    Ebourgeonnages et pincements seront exécutés sur les sarments fertiles et fructifères. Surveiller l'attaque des parasites.

    En zone méditerranéenne

    Surveiller attentivement l'attaque des parasites contre les arbres à noyaux et effectuer les traitements appropriés, en particulier contre les pucerons. Arroser les abricotiers. Commencer la fixation des jeunes arbres. Blanchir le tronc des arbres fruitiers au lait de chaud pour les protéger contre le soleil. Procéder au labour de défoncement avant la plantation et apporter la fumure de fond. Pratiquer des binages superficiels. C'est le moment de récolter les fruits du néflier du Japon.

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    >>>Sommaire actu jardin<<<

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  • Commentaires

    1
    budo
    Vendredi 7 Mai 2010 à 15:06
    slt a toute equipe du site
    je demmade un renseignement dans les mesures des possibilite est c'est possible de faire une incision annulaire pour la vigne avec un coteau en absense de la pince d'incision et aussi a qu'il periode favorable pour la realisation de l'incision annulair de la vigne ?

    MERCI A POUR EQUIPE amicalement et a bientot
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