• Prévenir les dégâts des oiseaux

    Le charme d’un jardin tient pour une bonne part au chant des oiseaux et à leur présence discrète. Oui, mais voilà, parfois ils causent aussi de gros dégâts aux cultures !

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    Un couple de mésanges peut en une saison prélever jusqu’à 30 kg de chenilles pour se nourrir, avec sa progéniture. Les moineaux, dont les populations affichent d’ailleurs une diminution inquiétante dans presque toutes les régions, consomment eux aussi des insectes, mais provoquent également des dommages, comme bon nombre d’autres espèces. Le jardinier se trouve donc dans une position difficile : comme protéger ses plantes, en particulier ses fruits, sans causer de tort à ces indispensables hôtes ailés ?

    La spécialité des dégâts dus aux oiseaux

    Nuisibles ou utiles ?

    Le cas du moineau n’est pas isolé. De nombreuses espèces d’oiseaux se révèlent tour à tour « utiles » et « nuisibles », en fonction de l’époque de l’année et de manière dont on voit les choses. Les insectivores dévorent des chenilles défoliatrices, mais aussi des insectes considérés comme utiles et polinisateurs. Les granivores s’attaquent aux semis, mais dispersent également les graines des plantes sauvages, contribuant à la diversité de la végétation. C’est pourquoi la lutte contre les oiseaux doit être ponctuelle, conçue pour la protection de certaines espèces potagères ou fruitières à l’époque de l’année où elles sont vulnérables.

    Les espèces concernées

    On connaît les ravages que provoque un nuage d’étourneaux quand il s’abat sur les champs, en particulier de maïs, ou sur les cerisiers. Mais, dans la liste des coupables, il faut également citer le merle, la linotte mélodieuse, la pie, le verdier, la corneille et le corbeau. Même la mésange bleue, le rouge-gorge, le rouge-queue et le pinson peuvent se révéler très voraces. Régionalement, d’autres espèces causent aussi des soucis aux jardiniers, tant en dévastant les semis qu’en dévorant les cerises, les groseilles ou les fraises. Quant aux pigeons, ils posent surtout des problèmes en salissant les bâtiments, mais ils ne s’attaquent guère aux cultures.

    Les moyens de lutte traditionnels…

    Le bon vieil épouvantail…

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    Le jardinier qui sème tandis que les oiseaux, tranquillement perchés sur l’épouvantail, attendent qu’il s’éloigne pour se précipiter sur le festin…L’image est classique ! Habillé de la vieille veste du grand-père et dignement coiffé d’un chapeau, l’épouvantail traditionnel semble avoir surtout pour fonction…d’amuser les enfants et d’apporter une note d’humour au jardin. Toutefois, une nouvelle génération d’épouvantails est apparue, sous la forme de ballons gonflés à l’hélium, de couleur jaune et ornés de gros yeux, qu’on accroche aux palissades et qui se révèlent, semblent-ils, efficaces contre les moineaux. Certains jardiniers, en s’amusant un peu, mettent au point des épouvantails animés le plus souvent par la force du vent ou même par des petits moteurs – mais pourquoi pas, alors, des robots androïdes ? Certaines communes organisent même en été des concours d’épouvantails : les enfants sont enchantés et les oiseaux…picorent comme d’habitude !

    La protection des semis

    Au potager ou dans les plates-bandes, vous protégerez les semis contre les oiseaux en les recouvrant d’un paillage de feuilles ou même de toile de jute humidifiée. Cette pratique ne convient toutefois qu’aux graines qui n’ont pas besoin de lumière pour germer et que l’on enterre habituellement profondément. Il faut évidemment ôter la protection lorsque la levée est effective.

    Contre l’accoutumance

    Les oiseaux sont malins – comme vous et moi ! Si vous posez des affolants, ils se tiennent à distance et observent, puis reviennent dans votre jardin faire la sieste sur le chapeau de l’épouvantail. Il faut donc ruser en faisant évoluer votre système de défense. Accrochez des affolants quand vous venez de semer, puis décrochez-les ou remplacez-les par d’autres. Vous pouvez aussi essayer de changer le costume de votre épouvantail en mettant à contribution…votre garde-robe !

    Les filets

    Il s’agit du moyen de protection le plus efficace. Les filets sont à l’heure actuelle très largement diffusés, sous les dimensions les plus diverses, pour la protection des basses-cours contre les migrateurs dans le cadre de la menace que constitue la grippe aviaire. Ils sont très adaptés pour les arbustes, et tout particulièrement pour les groseilliers, les cassis et les framboisiers. Les filets conviennent aussi à la protection des semis et des fraiseraies, ainsi que des petits fruitiers, notamment des cerisiers. Bien entendu, il convient de n’avoir recours qu’à des filets spécialement conçus pour cet usage, à savoir des filets à petites mailles dans lesquelles les volatiles ne risquent pas de se prendre. Ne recyclez pas de vieux filets de pêche !

    Bon à savoir

    A proscrire…

    …Et absolument : tout ce qui fait du bruit, au premier chef les canons à propane et les cris de détresse enregistrés d’oiseaux, tous les moyens pyrotechniques, les pièges et les poisons, la destruction des nids et, cela va sans dire, les armes à feu.

    CD affolants

    Les jardiniers se mettent à l’électronique…en suspendant des CD dans les arbres fruitiers et les clôtures. Les petites galettes brillantes se révèlent assez efficaces. En bougeant et en réfléchissant les rayons du soleil, elles donnent un sentiment d’insécurité aux oiseaux.

    Corbeau-Robot

    Une société canadienne a mis au point un corbeau robotique. Celui-ci se met en mouvement sur un mât métallique lorsqu’un ordinateur a, par caméras numériques, détecté et identifié des oiseaux nuisibles en analysant leur vole !

    Affolants à vent

    Les moulins à vent, en version un peu améliorée des jeux d’enfants, sont de bons effaroucheurs. Il faut les doter de systèmes réfléchissants, qui captent le soleil, et les monter sur des mâts à base mobile, comme les girouettes. Vous pouvez les fabriquer vous-mêmes ou les acheter – on en trouve dans le commerce !

    Drapeaux

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    Certains producteurs de petits fruits utilisent des drapeaux pour protéger les groseilliers et les framboisiers. Ils doivent être suffisamment grands et réalisés dans un tissu qui leur permet de claquer au vent – à condition, évidemment, que le site soit venté. Seul défaut du système (sans parler du bruit), la toile des drapeaux apporte de l’ombrage aux plantes cultivées.

    Vidéo d’épouvante

    Les oiseaux peuvent être effrayés par de la bande magnétique de vidéo-cassette, torsadée et suspendue à des piquets. Elle bouge et reflète le soleil.

    Le bon geste

    L’ensachage des fruits : une protection efficace

    Cette technique n’est guère utilisable que sur les pommiers, poiriers ou pêchers cultivés en espalier ou en contre-espalier. Elle est parfaitement efficace non seulement contre les oiseaux. Les sachets doivent être mis en place lorsque les fruits sont petits, de la grosseur d’une noisette. Il faut utiliser des sacs spéciaux, en papier kraft, munis d’attaches appropriées, que l’on trouve en jardinerie. Les oiseaux risquent toutefois d’attaquer les fruits dans les derniers jours de la culture, quand, précisément, les sachets ont été ôtés pour achever le mûrissement.

    Protéger pour dissuader !

     

    Il n’est pas question de faire du mal aux oiseaux – de très nombreuses espèces, autrefois considérées comme « nuisibles », sont d’ailleurs actuellement protégées. Bien au contraire, il se trouve que la lutte contre leurs dégâts passe aussi, entre autres, par des mesures de protection. Ainsi, il est avéré que si les cerises sont souvent à peine becquetées – simplement piquées d’un coup de bec -, c’est parce que les oiseaux sont assoiffés et qu’ils cherchent à se rafraîchir. En effet, ils manquent souvent cruellement de points d’eau, en particulier dans les zones urbaines où l’écoulement est partout parfaitement assuré. Il convient donc de mettre à leur disposition des abreuvoirs et même des bains – c’est-à-dire des coupes peu profondes auxquelles ils peuvent accéder facilement.

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