• L'humus : Améliorateur universel

    Quel que soit votre terrain, les amendements à base d’humus amélioreront ses qualités et il est indispensable de les renouveler régulièrement pour maintenir sa fertilité. Stimulés par la présence du calcaire, les micro-organismes qui produisent l’humus à partir des déchets végétaux font en effet évoluer celui-ci vers des formes de plus en plus minérales et il peut disparaître complètement, comme « brûlé », si ses sources ne sont pas entretenues.

    Son incorporation complète l’action du calcaire pour diminuer la compacité de l’argile et elle améliore au contraire la cohésion des sols siliceux en leur fournissant un liant. Dans tous les cas, sa faculté de se gorger d’eau lui permet d’entretenir une réserve d’humidité à portée des racines et il maintient la terre en bon état d’ameublissement. L’humus favorise aussi l’assimilation des éléments fertilisants en formant avec l’argile un complexe qui les fixe dans le sol et les redistribue ensuite progressivement. Il est lui-même une source d’azote pour les plantes.

    Sources d’humus

    Le fumier naturel 

    C’est l’amendement humique par excellence mais il est malheureusement de plus en plus rare, notamment dans les zones proches des villes. Si vous avez la chance d’en disposer, utilisez-le à haute dose : environ 4 à 500 kg de fumier mi-décomposé par are (1m3de fumier pèse 400 kg lorsqu’il est frais et 7 à 800 kg après tassement). Il suffit d’appliquer la dose précitée tous les 3 ans pour entretenir un taux humique convenable.

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    Evitez d’employer le fumier dès la sortie de l’étable ou de l’écurie : faites-en un tas régulier aussi compact que possible et bien tassé. Si vous le pouvez, couvrez-le d’une bâche plastique ou autre pour éviter le délavage par les pluies. Entretenez alors une humidité régulière dans la masse en l’arrosant avec de l’eau, ou mieux, du purin. L’idéal est de stocker le fumier sur une plate-forme étanche spéciale, qui permet de recueillir ce liquide.

    La fermentation intense qui se produit dans le tas et qui se traduit par un important dégagement de chaleur, amorce la transformation du fumier en humus. Celui-ci est « mûr » pour être enfoui après 2 à 3 mois environ. Enterrez-le par labour dès qu’il est étalé afin d’éviter que l’azote qu’il renferme ne se perde dans l’atmosphère sous forme de gaz ammoniac. Si vous avez le choix, préférez les fumiers dits « chauds » (de cheval, âne, mouton, etc.) pour les terres argileuses et les fumiers « froids » (de bovins, porcs, etc.) pour les sols siliceux et calcaires.

    Le fumier renferme une quantité d’éléments fertilisants non négligeable puisqu’elle atteint, par tonne : 4 à 5 kg d’azote, 2 à 3 kg d’acide phosphorique et 5 à 6 kg de potasse. C’est donc un engrais en même temps qu’un amendement, mais sa faible teneur en éléments nutritifs ne dispense pas de l’emploi des engrais chimiques.

    Fumier artificiel 

    Faute de fumier naturel, vous pouvez fabriquer un produit comparable si vous disposez de paille et d’une aire étanche permettant de recueillir l’eau servant à arroser celle-ci.

    1. Faites un lit de 70 à 80 cm de paille sur la plate-forme à fumier et détrempez copieusement la masse par 3 arrosages successifs espacés d’une douzaine d’heures (80 l par 100 kg environ à chaque fois). Réutilisez l’eau recueillie dans la fosse à purin.

    2. Etalez sur le tas 5 cm de fumier naturel (ou fumier artificiel « fait » ou même terreau) de façon à apporter les micro-organismes qui serviront de « levain » à la fermentation.

    3. Saupoudrez le tout d’un engrais azoté : 2 à 3 kg de sulfate d’ammoniaque ou de cyanamide, ou 1 kg d’urée, par 100 kg de paille sèche. Vous pouvez aussi utiliser un engrais complet du type « formule pour gazon » à raison de 5 kg pour 100 kg afin d’obtenir un produit final plus riche.

    Arrosez légèrement pour faire pénétrer ferments et engrais dans la masse. La fermentation se déclenche rapidement, provoquant l’échauffement du tas (50 à 60° après 5 à 6 jours). Arrosez et tassez alors fortement. Quelques jours plus tard, vous pourrez recharger le tas d’une autre couche de paille traitée de la même façon (arrosage + engrais) mais sans apport de levain désormais inutile. Le même processus peut être ensuite répété sans toutefois dépasser 4 à 5 couches au total. Opérez de préférence en été, la chaleur favorisant la fermentation. Au bout de 3 mois, vous obtiendrez, par 100 kg de paille, 300 kg de fumier prêt à l’emploi.

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