• Avant les Saints de Glace (11,12,13 mai), vos salades peuvent souffrir du froid. Le tunnel est le système de protection des cultures le plus économique. Il est facile à monter et à démonter, et rend de nombreux services.

    Le tunnel est un accessoire extrêmement simple : quelques arceaux métalliques et un film plastique transparent – ce qui explique sa large diffusion dans les potagers d’aujourd’hui. Il est utile en début de saison pour accueillir les semis ou les repiquages hâtifs, permettant de gagner presque deux semaines sur la récolte. Surtout, il évite de voir les jeunes plantes détruites ou endommagées par les gelées tardives. Il donne en outre la possibilité de cultiver des plantes frileuses et protège les récoltes en fin de saison.

    Le tunnel de forçage

    Une conception simplissime

    Le tunnel se compose d’anneaux métalliques qu’on enfonce dans le sol et d’un film en polyéthylène. La tenue de cette couverture et sa résistance au vent sont assurées par la terre – les bords devant être soigneusement recouverts. Il est fermé aux deux extrémités par un anneau plus petit, à moins que le film ne soit simplement enterré. Les dimensions sont variables : les modèles les plus répandus mesurent 3 m de longueur pour 45 cm ou 60 cm de largeur, pour la protection d’un rang.

    Utilisation

    Ce type de tunnel léger et polyvalent est utilisé surtout en début de saison, par exemple pour protéger les plants de salade des gelées tardives. Il peut être déplacé facilement et contribue en même temps à éviter le dessèchement de la terre.

    Le tunnel de culture

    Un modèle plus robuste

    De même conception que le tunnel de forçage, il est plus robuste, avec un film transparent plus solide et des arceaux en acier galvanisé prémontés (tunnel « accordéon »), et résiste mieux au vent. Les dimensions sont les mêmes que celles du précédent. Il est lui aussi facile à monter et à démonter.

    Utilisation

    Ce type de tunnel protège aussi les plantes du froid en début et en fin de saison, mais il est également conçu pour défendre les végétaux, au cours de leur culture et jusqu’à la récolte, non seulement contre les ravageurs que sont les lapins, les rongeurs, les insectes et les oiseaux.

    La serre-tunnel

    On s’y tient debout

    Plus pratique et d’utilisation plus confortable que le tunnel-chenille, qui ne couvre qu’une planche, la serre-tunnel est un véritable abri dans lequel le jardinier tient debout. Il est mobile et peut être déplacé dans le jardin – même si, dans la réalité, on l’installe plutôt à demeure. Le sol est évidemment laissé tel quel puisque c’est la terre du jardin, dans laquelle on sème ou repique directement les salades et autres légumes à protéger.

    Renforcée

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    Parmi les nombreux modèles diffusés sur le marché, mieux vaut investir dans une serre-tunnel capable de résister aux intempéries…et aux années. Choisissez un abri recouvert de PVC armé translucide, caractérisé par une grande résistance au déchirement et au poinçonnement. De même, il faut préférer une armature en acier galvanisé, qui ne craint pas la rouille. Prenez également en considération le système d’ouverture. Les modèles dotés d’une porte pivotante aux deux extrémités et d’une possibilité d’aération latérale sont plus proches de la véritable serre que du tunnel.

    Grande inertie thermique

    Le grand volume d’air de la serre-tunnel assure une meilleure protection des plantes que celui d’un tunnel-chenille. L’air, qui se radoucit au cours de la journée, met en effet beaucoup plus de temps à se refroidir au cours de la nuit ; les écarts de température sont donc moindres, et la croissance des plantes en est favorisée. Par ailleurs, en cas de grand froid, il est possible, et relativement facile, d’étendre un voile d’hivernage sur une ou plusieurs planches pour assurer une protection supplémentaire à l’intérieur de la serre.

    Chauffage d’appoint

    Par le sol

    Pour réussir une culture précoce au début du printemps, vous pouvez également, sans vous ruiner, avoir recours à un système de chauffage de la terre sous les plantes. Il suffit en effet de glisser une nappe chauffante électrique à une dizaine de centimètres de profondeur sous la terre, pour entretenir une température douce au niveau des racines. Inutile de prévoir une installation professionnelle, une nappe d’un mètre carré suffit bien souvent, car seuls les semis ont besoin de cet appoint. Les produits du commerce sont généralement équipés d’un thermostat, qui permet de réguler la température. Bien entendu, il faut installer un raccordement électrique conforme aux normes. Ces nappes sont utilisables dans tous les tunnels, même les petits tunnels-chenilles.

    Air hors gel

    Vous pouvez aussi installer un système de chauffage de l’air. Le plus pratique est bien sûr l’appareil électrique avec thermostat, qui permet de maintenir la serre ou au moins une partie à l’abri du gel. Mais il existe aussi des appareils à pétrole. Enfin, si votre serre est proche de la maison, peut-être pouvez-vous réfléchir à une extension de votre système de chauffage centrale ? Ce chauffage de l’air n’est envisageable que dans les serres-tunnels haut de gamme, pour de simples raisons économiques…Un rideau de plastique à bulbes tendu verticalement peut par ailleurs cloisonner l’espace pour cantonner la « chaleur » dans une partie seulement de la serre.

    Conseil pratique

    Coup de vent

    Si la météo annonce un fort coup de vent, arrimez solidement vos tunnels avec des pierres et enfoncez plus solidement les arceaux. Il est même parfois prudent de démonter les tunnels pour abriter, puis de les remettre en place après l’alerte.

    En dur

    Certains tunnels de culture de petites dimensions sont constitués de PVC rigide monté sur une armature métallique. Ils ont l’avantage d’être très durables et sont dotés d’un système de ventilation par panneaux ouvrants aux extrémités. Certains modèles sont même munis de trappes sur le dessus. L’aération mais aussi les travaux intérieurs et la récolte sont ainsi facilités.

    Mini-maxi

    Placez toujours un thermomètre mini-maxi sous votre abri, même sous un tunnel-chenille, afin de pouvoir contrôler tous les jours les extrêmes et les écarts de températures maximales.

    Paillasson

    Si la météo annonce un froid vif, recouvrez votre tunnel-chenille avec des paillassons de seigle dès que le soleil est couché. Ils retiendront durant la nuit la douceur de la journée. Attention, n’oubliez pas de les retirer dès que le soleil apparaît !

    Bonne orientation

    Afin de lui faire profiter d’un maximum d’ensoleillement, orientez toujours votre tunnel suivant un axe est-ouest. Le soleil le frappera ainsi de côté en milieu de journée, ce qui assurera un réchauffement plus rapide de l’air.

    Contact interdit

    Quel que soit le type de tunnel utilisé, les salades et autres légumes ne doivent jamais être en contact avec l’armature ou le plastique ! sinon, c’est la pourriture assurée.

    Plante en pot

    Une serre-tunnel ou même un simple tunnel peut aussi servir à protéger durant l’hiver des plantes en pot peu rustiques.

    Le geste Nature

    Un abri providentiel : Gare aux rongeurs !

    Les tunnels de jardin sont très souvent des refuges inespérés pour les souris, mulots et autres indésirables aux yeux du jardinier. Et comme, en plus, il y a de quoi se nourrir sur place…Pensez donc, avant tout semis et repiquage, à placer des boules de naphtaline sous votre tunnel. L’odeur suffit souvent à refouler les intrus. Et si certains ont le nez bouché, quelques petits tas de granulés empoisonnés répartis sous des tuiles « canal » devraient limiter les dégâts. Si ce sont les limaces et les escargots qui s’en prennent à vos salades, disposez du Ferramol, un antilimace biologique, mais redoutablement efficace, tous les mètres.

    Atmosphère confinée : Attention aux maladies !

    La « plasticulture », puisque c’est ainsi qu’on appelle la culture sous tunnel, a bien des avantages puisqu’elle évite de perdre des plantes du fait du froid, des intempéries et des ravageurs. Toutefois, elle a aussi ses inconvénients, dans la mesure où l’atmosphère confinée favorise le développement de certaines maladies. Il convient donc de surveiller de près vos tunnels et de prendre un certain nombre de précautions. Tout d’abord, il faut respecter les espacements pour que l’air circule entre les plantes. Ensuite, vous devez aérer, en ouvrant le tunnel à ses deux extrémités, au meilleur moment de la journée, généralement vers 14 heurs, quand le soleil est au plus haut.

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